Fringe

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Fringe

Message par Génial Florent le Mar 2 Mar 2010 - 23:14

Bonjour à tous,

Ayant magnifiquement presque littéralement endormi mes parents par le récit et la destruction analysée du pilote de Fringe, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce pur moment de bonheur. Attention, c'est long et casse-pied.
Comme captatio on a difficilement vu pire mais la suite ne présage rien de bon : je ne présenterai pas la série, je ne dirai pas qu'elle fut créée par JJ Abrams, auteur du miraculeux Star Trek (ça c'est pour mon quota de troll) ni que ses inspirations X-Filesques sont ouvertement revendiquées. Non, je ne me contenterai que de présenter le premier épisode en démontant une à une toutes les ficelles ultra-lourdes que le pilote met en place. Tant pis si je suis de mauvaise foi, à ma décharge, je ne dirai que toutes ce que je vais dire fut annoncée par mon esprit prophétique dés le premier visionnage : je n'ai pas eu le courage, le temps, ni l'envie de le voir une seconde fois. Allons, c'est parti, rentrons dans cette série à bras le corps. Pour cela, dans les limites de l'exercice que je tord dans tous les sens, ce texte sera une analyse linéaire ou ne sera pas.
Cruelle difficulté qu'est celle du pilote, je l'avais déjà mentionné : Il faut qu'il soit spectaculaire, présente les personnages principaux souvent en les faisant se rencontrer, l'intrigue, les thématiques futures tout en racontant une histoire close. À ce titre, on peut dire que Fringe réussit mieux, voire bien mieux que la plupart de ses congénères qui ont soit tendance à se comporter comme des épisodes autonomes (Wallander) soit à ne pas être intéressant du tout (Gossip Girl*, Rescue Me), la feuille de route est largement remplie. En fait, la seule chose qui m'a retenu de me jeter sur la suite outre le prix pharaonique ce sont ces prophéties du spectateur : Quand on commence à savoir comment fonctionne une série, en général cela perd de son intérêt (NCIS) car on connaît presque immédiatement le coupable mais cela est sensé arriver au bout de plusieurs saisons. Et bien pour Fringe, c'est dés le pilote. Aïe.



Un avion en pleine tempête. Tout semble calme malgré le chaos, les hôtesses sont apaisantes malgré l'obscurité due à l'allumage des lumières de sécurité. Un long travelling nous fait passer entre les rangs, nous contemplons un échantillon représentatif de la population d'un avion. Des gens très calmes étant donné la situation, j'insiste sur ce mot. Puis la caméra décide de s'attarder sur un homme d'une petite trentaine d'année visiblement souffrant. Étant donné la situation, cela peut paraître normal mais la vision des autres passagers produit une rupture : Son attitude est étrange, il ne devrait pas être dans cet état. Le plan se fige sur lui, c'est l'homme important et on le voit prendre sa valise et une seringue : il se pique et hurle puis se rue sur l'hôtesse, la panique est bien rendue par les mouvements de caméras et par les cris dans l'obscurité. On passe ensuite à une vision du cockpit où le pilote a juste le temps de basculer en pilotage automatique avant de se retourner vers son collègue qui est littéralement en train de fondre. Générique

Je met la suite en spoiler car c'est un peu crade
Spoiler:



Que nous montre cette première scène ? L'avion n'est pas un endroit paisible, nous sommes dans une période post-11 septembre. En même temps, il renferme une quantité d'être impuissants. Confinés, ils sont spectateurs de leurs propres destins. La tempête autour d'eux accroît cette impression de solitude et de danger. Ces gens ont "une aura noire sur leur tête". Cependant, ils sont disciplinés ce qui montre bien le quidam moyen passif et lisse face au danger : ils sont obéissants. Pas de fortes têtes parmi eux, aucun personnage que l'on distingue réellement. D'ailleurs, à l'exception du commandant de bord, les visages sont difficiles à distinguer. Aucun personnage n'est donc important, cette situation critique ne va donc pas s'arranger. Le thème du fantastique, de la peur, et de l'horreur est annoncée par la panique et la fonte des corps. Ensuite, le simple élément déclencheur (la seringue introduite dans l'avion) introduit la paranoïa du spectateur qui voit les mesures de sécurité mises à nues facilement d'autant plus qu'il y a une proximité créée par le vol Hambourg/USA.
Pendant le générique, on ne zappe pas, c'est sûr. Est-ce naturel ? Est-ce un attentat terroriste ? Pourquoi ? Le kamikaze n'a pourtant pas l'air typé terroriste en tant que construction mentale du terroriste pour les USA. Que va t'il se passer ?

>>> je passe sur le générique

Motel isolé au bord d'une route, il fait nuit, les hideux néons rouges du motel sont allumés, on passe directement à une scène intime dans une chambre. Un homme/une femme dénudé sous les draps. Ils sont beaux tous les deux. Il y a un côté aventure d'un soir ou du moins illégitime qui est rendu par le lieu. Cela est explicité par la suite : Ce sont des agents du gouvernement, ils ne doivent pas avoir de relations en dehors du travail. Ils sont innocents jeunes et immatures ou peut-être tout simplement trop amoureux : ils passent outre cette règle immuable qui est illustrée par la fin de la saison 6 de NCIS ou par House.
Évidemment le spectateur connaît cette règle, il l'a vu implicitement à l'œuvre dans beaucoup de séries (NCIS et House p.ex) voire explicitée par l'un des personnages principaux (Gibbs). Donc ils ne peuvent pas rester ensemble. Quelque chose va se produire et va tout réduire à néant. L'un des deux va mourir dans l'épisode, c'est obligatoire. Bien sûr, on pourra m'objecter que Abrams peut décider d'aller à contre-courant de la loi des séries qui veut qu'une attirance réciproque se construise lentement pour faire plaisir à la ménagère de moins de 50 ans mais qu'elle ne puisse pas durer mais au fond de vous, chers lecteurs, vous connaissez tous la suite, j'annonce mal les choses, je ne ménage pas le suspens.
Fin de la scène, un appel téléphonique enjoint Demoiselle à se présenter à l'aéroport, une urgence. Elle s'habille rapidement laissant là Demoiseau en plan : la priorité est donnée au boulot pas à la passion, c'est une bonne agent en dehors de ce péché, elle répond à l'appel du devoir. C'est important pour la suite. (et là, je ménage le suspens, non ?). 1 min après, Demoiseau reçoit le coup de fil et sourit, il est donc le second rôle, celui qu'on appelle après donc celui qui va mourir (désolé pour celle-là).



>>>

Scène suivante : Réunion des deux scènes précédentes, l'avion à l'aéroport.
Malgré le désastre, l'avion est arrivé à bon port, "c'est grâce au nouveau système GPS dont cet appareil était le prototype". Aucun agent ne cille devant l'extraordinaire coïncidence qui fait que CET avion-là soit justement… justement quoi ? En fait, on ne sait rien mis à part qu'un des collègues de Demoiselle a vomi en regardant les hublots (c'est donc un faiblard, un sidekick comme dirait Julien). Arrive quelques minutes plus tard Demoiseau toujours très classe donnant des ordres au téléphone puis un grand (vraiment grand) noir en costume qui semble diriger les opérations. Il décide d'envoyer trois hommes en reconnaissance dont Demoiseau mais pas Demoiselle. Celle-ci est très vexée et va se plaindre. Elle parle d'une rancœur qu'il nourrit contre-elle depuis longtemps.
Là, c'est une autre ficelle de la série qui est annoncée : Le grand big boss ne l'aime pas, il va lui mettre des bâtons dans les roues du moins au début car à la fin il sera bisounours avec elle, le grand protecteur ronchon.
Retournons à l'avion, ça vous démange aussi de savoir ce qu'il y a là-dedans. Moi aussi d'autant plus que c'est cradingue alors bon. Je ne décrit pas les images de chairs carbonisés d'autant plus que la caméra ne s'attarde pas dessus non plus. je vous laisse imaginer, c'est du gore soft.



>>> J1, le jour où tout bascule, la lumière fait son apparition.

Oui, ai-je oublié de le mentionner, les scènes précédentes sont dans l'obscurité. Ici, on entre dans la lumière, lumière du jour. Ce qui est intéressant avec le jour, c'est que le jeu de la lumière est bien plus révélateur que celui de la nuit. On peut avoir des effets de saleté ou de propreté qui donnent immédiatement le ton de la série. Je prends comme exemple la Fureur dans le Sang qui tient à marquer une rupture entre les trois premières saisons et les trois dernières par un changement de lumière passant du sale/sombre au propre. Si vous voulez une image de ce que j'appelle l'image sale, regardez le Silence des Agneaux par exemple et comparez-le à NCIS par exemple.
Donc le jour, sécurité forcément d'autant plus que nous sommes à l'intérieur dans un endroit carré et lumineux. Lumière propre évidemment. Ce qui fut annoncée par les cadavres carbonisés et confirmé ici : Ici, que du gore soft, des petits effets de temps en temps mais pas trop cradingues, on tient à un grand public.

Donc scène d'intérieur, on discute, on travaille, on fait le debriefing de la nuit dernière. Ça s'agite mais la caméra ne s'attache pas aux personnages en dehors des présentés plus hauts : le noir, Demoiselle et Demoiseau. Celui-ci semble vraiment nourrir une rancœur contre-elle : Malgré une proposition brillante (elle le devient quand les autres s'arrêtent de travailler pour la regarder avec admiration), il décide de l'envoyer dans la cambrousse s'occuper d'une obscure piste. Elle est déçue et ça se voit, un inconnu vient la voir et la réconforte. Il quitte son statut d'inconnu, en fait il est identifié comme étant le sidekick de tout à l'heure. Elle raconte bien sûr l'histoire qui les lie, le méchant chef et elle puis part avec Demoiseau.
Les rapports de force sont constitués entre les personnages principaux, Demoiselle est seule face à méchant chef et Demoiseau ne dit rien. Il ne la soutient pas. D'ailleurs, c'est la seule à s'opposer au vilain boss. Fin de la scène.



>>>>>La scène du Foxy Proxy

Avant toute chose, j'érudise un peu ma culture sériesque. La cambrousse dans les séries modernes, on n'aime pas du tout, c'est toujours signe de perte de repère et très mal vue des personnages. Pourtant les scénaristes adorent en coller, ça brouille les repères, les téléphones portables et créent du suspens.

Donc la scène du Foxy Proxy ainsi surnommée en hommage éternel au Kuei-Jin de la campagne de Jean, c'est une scène qui est devenue un type (cf NCIS, Le Silence des Agneaux), l'ouverture des entrepôts personnels et la découverte des horreurs qui s'y cachent. Évidemment pour garder un cachet crédible à la scène les premiers entrepôts contiennent tout ce qu'il y a de plus banal, des voitures, des armoires puis arrive la découverte. Une pièce dans l'obscurité, éclairée par des écrans d'ordinateurs uniquement que l'on entrevoit à travers des bouts de plastiques translucides. Passons l'aspect improbable de la scène (éclairés uniquement par des écrans d'ordinateur ou comment se bousiller les yeux en quinze secondes) pour s'attacher à l'essentiel : l'obscurité est dans les yeux du spectateur depuis la scène de l'avion synonyme de terreur. En plus on allume des lampes torches quand soudain un type en sort en trombe. Demoiseau le course talonné par Demoiselle quand soudain The Bad Guy fait exploser un truc et la scène devient blanche.

>>>>>> De la blancheur hospitalière

La blancheur est la douleur. Ce n'est pas nouveau et le livre qui l'illustre le mieux est à mon avis celui du Nouvel Ordre Jedi qui traite de la torture de Jacen Solo par Vergere. Toujours est-il que cette blancheur est entrecoupée de visions fugitives de l'hôpital où Demoiselle est installée. Elle parvient à se lever au bout d'un moment (très court) et court vers Demoiseau. On lui apprend qu'il est atteint du même mal que les passagers de l'avion mais qu'il est actuellement en stase (Comme Amber dans la fin de la saison 4 de House) en attendant de trouver un remède.
Ça y'est, au bout de 30 minutes de film, l'héroïne a une motivation supérieure à son boulot et va se différencier de l'enquêtrice lambda qu'elle fut jusqu'à maintenant. En un sens, nous avons ici le second démarrage de l'épisode. L'héroïne est pleinement introduite, il est temps de passer aux deux autres personnages principaux (que l'on repère en regardant l'affiche).

>>> Courte scène de transition (je vous la chronique quand même)

Demoiselle est face à son ordinateur. On est le soir, probablement chez elle. Vu son regard fatigué, ça fait plusieurs heures qu'elle cherche en vain la piste qui va la mener au fuyard susceptible de détenir la formule du poison qui pourrait servir à élaborer l'antidote (ouf!). Tout à coup, illumination subite : "si je tapais dans le moteur de recherche corruption de la chair".
Alors là, non, on ne peut pas faire ça. Non, décemment. On ne peut pas écrire un scénario dans lequel un personnage va mettre deux jours à se décider à rechercher un truc aussi évident surtout quand on parle d'une équipe de cerveaux "issus des meilleurs agences". Et bien si, on peut, on peut même refaire le coup de l'illumination génial quand le méchant chef lui dit que c'est une bonne piste sans se taper sur le front.
Et oui, piste il y a et même intéressante : elle mène à une sorte de savant ayant fait des expériences sur les humains interné depuis 17 ans. Évidemment, le vilain boss ne veut pas cautionner de faire appel à un Tzimice Lecter mais elle lui dit qu'elle va le faire. Là, il a cette illumination fantastique "Euh, entre vous et Demoiseau, ce n'est pas que professionel, hein ?".
Bien sûr elle ne répond pas mais bon c'est une bonne séquence de fin de scène, il la regarde partir avec ces yeux qui semblent vouloir dire "j'ai compris mais je n'ai pas la force de retenir une femme amoureuse". Cette scène est ultra-clichesque aussi je n'ai pas besoin de vous la décrire.


>>>>>>>> Arkam Asylum

Étant bien gentil, je vous passe la rencontre en Irak avec le second personnage principal, le futur beau-type-qui-remplace-le-futur-mort, pour s'attacher à son père, à savoir le savant fou (oui car Demoiselle a besoin du fils pour accéder à son père enfermé, on a vu mieux pour justifier un personnage mais bon au point où on en est).
La scène de l'asile est devenue également un type depuis le Silence des Agneaux avec l'introduction dans un monde grillagé et dangereux donc j'avance un peu. Au bout de cinq minutes de pseudo-réconciliation familiale, le père est embarqué direction l'hôpital pour examiner Demoiseau. Il impose ses exigences, il veut retrouver son ancien labo et en même temps, on apprend que ses anciennes expériences étaient financées par le gouvernement : il acquiert donc une sorte d'innocence dans les yeux du public. Parallèlement il est révélé que le scientifique travaillait avec un actuel magnat de la science qui acquiert automatiquement une aura douteuse (déjà il n'a pas été enfermé, lui).


>>> Accélération du rythme
Ensuite, scène dans le labo où le scientifique propose de relier les cerveaux de Demoiseau et Demoiselle entre eux pour avoir une image du fuyard du Foxy Proxy. Bien sûr procédé hautement expérimental et d'une scientificité plus que douteuse. Enfin, nous assistons, par la réussite de cette expérience, à l'introduction du dernier thème de la série, à savoir l'aspect au delà-du-réel.
Nous avons donc l'aspect du fuyard, deux coups de portrait-robot plus tard, on a son adresse et c'est l'heure du traditionnel débarquement du SWAT. Curieusement (ou par flemme) les décorateurs ont copié-collé l'intérieur du Foxy Proxy pour l'appartement. D'un autre côté, c'est plus économique donc bon.
Le fuyard (qui porte décidément bien son nom) essaye de fuir mais est capturé par le fils du fou qui est présent on ne sait pas pourquoi sur la scène en compagnie de son père.
Ensuite scène d'interrogatoire classique où on voit poindre, comme à chaque fois, le regret formulé à haute-voix des enquêteurs devant les libertés à accorder aux prisonniers.

Il finit bien sûr par cracher l'info et l'enquêteur est sauvé. Oui mais là, il y a un problème. Il ne peut pas continuer à être présent. Il faut donc qu'il soit un traître. Ce qu'il montre très efficacement en tuant le fuyard également à l'hôpital et en essayant de s'enfuir en voiture.

>>> Scène finale : La mort au bout du chemin

La scène de poursuite entre la taupe et le gentil amoureux vous rappelle quelque chose ? Le final de la première saison de 24h ! Bien joué, ça commence pareil mais il fallait bien se différencier alors on a mixé avec La Mort dans la Peau pour finir sur Roméo et Juliette.

La poursuite s'engage donc entre les deux (24) qui se poursuit en plein milieu de la ville quand le 4x4 de Demoiseau essaye de renverser la voiture de Demoiselle (La Mort). Hélas, il se crashe, la voiture se retourne et Demoiselle l'extrait de la voiture. Il est ensanglanté, elle l'interroge, ils pleurent, il meurt dans ses bras.

>>> Scène finale finale : On raccroche le pilote à la série

On sait donc que Demoiseau a trahi, alors Demoiselle va enquêter sur les agissements de cette société et sur ce "projet" dont on entend parler. Elle veut savoir pourquoi et s'adjoint les services des deux autres "parce qu'on forme une belle équipe"

>>> Scène finale finale finale : La fin dark

Laboratoire aseptisé : Le corps de Demoiseau est ausculpté par une femme entrevue auparavant (j'ai du couper le passage dans ma chronique, sorry) qui demande depuis quand date le décès. Comme c'est depuis moins de 6h, elle impose qu'on le réveille et l'interroge. Ensuite, vous voyez l'image finale de X-Men avec Magneto dans sa prison. C'est presque pareil que cela soit au niveau de la couleur, de l'architecture et du plan arrière.

Générique


PS : j'ai été voir les résumés de la 1e saison sur Wikipedia, je suis vraiment un bon prophète

*Gossip Girl, si, si, j'ai vu le pilote mais je n'ai pas voulu aller au delà, je compte le chroniquer un jour.

EDIT : J'ai rajouté des nimages pour que ça soit plus digeste

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Re: Fringe

Message par Julien Recoquillay le Mer 3 Mar 2010 - 9:41

Urgh.
Toi pas donner envie voir série à moi...

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"The body is but a vessel for the soul, a puppet which bends to the soul's tyranny. And lo, the body is not eternal, for it must feed on the flesh of others, lest it return to the dust from whence it came. Therefore must the soul deceive, despise and murder men."
— A.J. Durai

"Réservez votre mépris, il y a tellement de gens dans le besoin."

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